Checklist d'audit growth : les 15 points
Quinze questions, trois par étape du cadre AARRR. Elles ne mesurent pas tes résultats — elles mesurent si tu peux les voir. Et ça change tout : une équipe qui ne fait pas et une équipe qui fait sans pouvoir le prouver ont le même tableau de bord vide, et deux plans d'action opposés.
- Étape 1 sur 5
Acquisition
As-tu un canal d'acquisition principal identifié et mesuré ?
As-tu testé plus d'un canal d'acquisition ?
Connais-tu ton coût d'acquisition, même approximatif ?
- Étape 2 sur 5
Activation
As-tu défini un moment « aha » précis pour tes nouveaux utilisateurs ?
Sais-tu quel pourcentage d'utilisateurs atteint ce moment ?
Ton onboarding a-t-il été testé ou itéré au moins une fois ?
- Étape 3 sur 5
Retention
Suis-tu un taux de rétention (J7/J30 ou équivalent) ?
As-tu un mécanisme de réengagement (email, notification…) ?
Connais-tu ta principale cause de churn ?
- Étape 4 sur 5
Referral
Ton produit a-t-il un mécanisme de partage ou de parrainage ?
S'il existe, est-il réellement utilisé par les clients ?
Mesures-tu un coefficient viral ou équivalent ?
- Étape 5 sur 5
Revenue
Ton modèle de pricing a-t-il été testé, pas juste choisi ?
Connais-tu ta LTV, même grossièrement ?
As-tu un playbook d'expansion (upsell/cross-sell) ?
Comment s'en servir
Réponds aux quinze en une seule fois, sans aller chercher les chiffres. Ce que tu sais de mémoire est précisément ce qui compte : une métrique qu'il faut une demi-journée pour reconstituer n'est pas une métrique que ton équipe pilote.
Trois réponses possibles par question, et une seule règle : la réponse haute demande que ce soit à la fois en place ET suivi. « On a un canal principal » sans chiffre en face n'est pas la réponse haute — c'est celle du milieu, et c'est cet écart que la checklist mesure.
Se noter à la main
Vingt points pour la réponse haute, sept pour celle du milieu, zéro pour la basse. Additionne les trois points d'une étape (soixante au maximum), ramène à vingt, arrondis à l'entier — puis additionne les cinq scores DÉJÀ arrondis pour le total sur cent. Arrondir à la fin donnerait un total qui ne correspond pas aux cinq chiffres affichés au-dessus.
Le sept du milieu n'est pas la moitié de vingt, et c'est voulu : une chose en place mais non mesurée vaut mieux que rien, et beaucoup moins que la même chose sous surveillance. Le barème dit ça plutôt que de le laisser à l'interprétation.
Ce que le score ne dit pas
Il mesure des pratiques déclarées, pas une performance. Une entreprise rentable peut sortir à quarante, et une équipe très outillée sans clients peut sortir à quatre-vingts. Ce que le chiffre attrape, c'est l'étape où tu pilotes à l'aveugle — et c'est cette étape-là qui limite tout ce qui est en aval.
Deux biais de comparabilité à connaître avant de citer ton score : l'étape Referral donne mécaniquement un score très bas à tout produit vendu en assisté, et la question sur le CAC récompense davantage un chiffre récité qu'un aveu d'incertitude. Les deux se neutralisent en lisant l'étape plutôt que le total.
Tu te demandes comment en mener un de bout en bout ? La méthode du diagnostic de croissance
La même checklist, en trois minutes, avec le score calculé et l'étape qui te freine nommée :